Questions qui freinent

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– Et qu’est-ce que tu attends de moi aujourd’hui ? demandais-je à cette âme que je reconnus aussitôt par sa signature d’âme incarnée.

Elle était une ancienne amie que j’avais côtoyée durant ma période à la Fac. Puis un jour, nos différents nous ont séparé et on ne s’est plus jamais reparlés. Le lien de rupture ne s’était pas fait en paix. Cela avait été douloureux comme moi, comme pour elle.

La voir et la reconnaitre ici, je me rappelais le travail de ce mois. Le temps était au règlement de compte et guérison dans l’aura. Je devais gérer mes vieilles casseroles. De mon côté, je pensais avoir fait ce qu’il fallait depuis le temps, mais elle semblait dans le besoin, ce qui résonnait dans mon aura, car elle restait dans l’attente, ce qui appelait mes énergies dans le subtil car le lien n’était pas traité des deux côtés.

Elle prit un air sévère.

– « Je ne comprends pas. Pourquoi ?… Je n’ai pas compris ta manière d’agir. Sur plein de choses, je ne te comprends pas. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi tu as fait tout ça. »

– Pose tes questions alors.

– « je suis sûre que de toute manière, tu te mens à toi-même, toi-même tu ne comprends pas. »

– Je suis en phase, pose ce que tu veux comme questions, je te répondrai. Je n’ai rien à te cacher. Je sais pourquoi j’ai fait mes choix à cette époque, mais si tu as besoin de les entendre encore et que je m’explique à nouveau, je le ferais.

– « Tsk. C’est ça… Tu mens… Je suis sûre que tu n’assumes pas. Tu te prends pour qui ?… Tu veux faire croire des choses, alors qu’en fait, je suis sûre que tu te voiles la face, à toi et à tout le monde autour de toi.»

– Ecoute, pose-les vu que tu as plein de choses à me demander. Perds pas de temps. Enchaine-moi. T’attends quoi ?

– « Humpf. C’est ça… Nous verrons bien. Et ne me mens pas. »

– Je ne t’ai pas menti. Je ne t’ai jamais menti. Même avant. Je t’avais dit la vérité. C’est toi qui ne m’a pas cru.

Un à un, elle sortit des dossiers sur mon intimité, des choix passés, des questions parfois franchement déplacées sur moi ou sur mes proches, certaines d’elles, moi-même, je n’aurais jamais osé les poser, mais comme cela semblait important que j’y réponde, je l’ai fait. Du tac au tac, mes réponses fusèrent. Je savais qui j’étais et pourquoi, et je n’avais aucune raison de me cacher d’elle. Elle n’était ni mon juge ni mon bourreau, mais elle, semblait accrochée à ma manière d’être, à mon approche, mes raisonnements, et mes choix. Pour elle, ce que j’étais n’avait pas toujours un sens ou une logique, et ça la bloquait.

Puis une réflexion me fut balancée à la limite du dénigrement et de l’insulte,  et mon guide qui était à mes côtés et qui avait pris la forme d’une autre connaissance, tiqua. Il n’aimait pas que je subisse des agressions, en tout genre, de toutes âmes et entités, il prenait constamment ma défense, surtout lorsqu’il voyait que je ne levai pas le petit doigt pour agir.

C’est sa réaction qui le trahit alors que jusqu’à maintenant, il avait dissimulé ces énergies durant tout l’exercice d’avant ma rencontre avec elle.

«Nan mais…, » balbutia-t-il outré par le comportement agressif de mon ancienne amie,  « Pour qui tu te prends de l’agresser ainsi ?! Après ce qu’elle a quand même fait pour toi ?… Elle… Elle a fait un voeu pour toi… un voeu ! »

Je me retournai vers lui, furax. De quoi osait-il parler alors que j’encaissais volontairement. Il n’avait pas à se mêler de ça. Si moi j’arrivais à fermer ma gueule et gérer le problème avec diplomatie, il en ferait de même.

– Tsk. Tais-toi !! grognais-je d’un oeil noir en l’étranglant du regard.

Confus et ennuyé, il baissa les yeux et se mordit les lèvres. Il avait horreur de voir d’autres énergies piétiner sur moi, je le savais. Il m’aimait et me protégeait constamment, je le savais aussi. Mais là, c’était une âme en souffrance qui venait résoudre ses problèmes, l’engueuler n’aiderait pas, la secouer non plus, m’énerver certainement pas, et user de force et de magie non plus. Alors j’encaissais son agression. Je prenais sur moi pour ne pas m’énerver et rester pédagogue. C’était purement stratégique. Elle attendait des réponses, je lui donnerai ce qu’elle attend. Ni plus, ni moins. Comme ça, elle pourra aller de l’avant et moi, je serai définitivement débarrassée de ce problème.

A cette époque, j’avais voulu l’aider, alors je lui avais fait un cadeau astral. Mes guides connaissaient tous la valeur énergétique et les accès que ce cadeau qu’il m’arrivait d’octroyer à ceux que j’aimais. Mais la contrepartie était grande. Cela me coûtait beaucoup énergétiquement parlant. Voilà pourquoi ils étaient précieux. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir de ne pas savoir. Je ne lui avais pas demandé son avis en le lui offrant. C’était le but d’un cadeau. Mais aujourd’hui, elle souffrait et n’arrivait pas à passer à autre chose dans notre lien. Je ne voulais pas que ce cadeau serve à lui imposer une excuse pour ne pas réagir ainsi à mon encontre. Cela avait été mon choix,  un choix personnel qui ne devait absolument pas rentrer en ligne de compte, ni servir de contre poids dans la balance.

Mon guide avait très sérieusement intérêt à fermer sa gueule et ne pas délier sa langue plus de ce qu’il venait de faire. Il avait déjà outrepassé ce que je lui autorisais à parler. Si j’étais capable d’encaisser en fermant ma gueule et en prenant sur moi, lui aussi avait intérêt à le faire. Il devait se plier à mes choix et à mes ordres d’actions. J’avais choisi de traiter ce problème ainsi, et je comptai bien le faire rapidement et le plus rapidement était d’encaisser et de se plier à ce qu’elle attendait de moi.

Je jetai un coup d’oeil vif vers mon amie pour voir si elle avait tiqué et ce fut le cas, mais je ne fus soulagée que lorsqu’elle prit un regard perdu et qu’elle opta pour revenir sur ses sujets de prédilection. Voilà, c’est bien, ne t’arrête pas dessus. Gère simplement ce que tu es capable de comprendre.

Elle releva les yeux et m’enchaina encore tandis que je sentais mon guide mal à l’aise. Son ignorance le dérangeait, parce qu’on me manquait de respect et que cette âme ne voyait que ce qu’elle avait envie de voir. Qu’importe.

– Bon. C’est bon maintenant ? Tu as eu tes réponses ? la stoppai-je sourcil levé.

– « Hmpf… »

– Bon écoute, tu sais, c’est pour toi que je réponds parce que moi, je n’ai plus aucun problème avec tout ça. Tout est réglé de mon côté. Mais pas pour toi. Je prends le temps pour toi, parce que tu en as besoin Parce que tu n’arrivais pas à passer à autre chose. Parce que tu t’arrêtais dessus. Maintenant que j’ai fait ce tu attendais de moi et que j’ai pris le temps de répondre à toutes tes questions, retourne à ta vie. Va. Vis ta vie. Et passe à autre chose. Ne t’arrête plus sur ça et va de l’avant.

A peine le dernier mot prononcé, je rouvris les yeux dans mon lit.

Guérir les liens, c’est cela. Chaque bout du ruban qui porte sa souffrance et qui doit gérer selon ce qu’il est capable de comprendre ou non. Et à son rythme.

Je ne lui en veux pas. Quand je ressens la souffrance du âme humaine, je ne peux pas leurs en vouloir.

C’est durant ces moments que je me rappelle le poids de la souffrance et ses effets dévastateurs. La souffrance, la douleur, la haine, le doute, nous empêchent d’être libre et d’avancer sereinement dans nos vies.

On regarde le passé, on s’interroge et on se bloque dans un espace-temps. On s’y enferme et on s’empêche de vivre le présent.

Et parfois, c’est en faisant une raison qu’on arrive à reprendre le court de nos vies. Parce qu’on offre un sens à ce qu’il s’est passé. Un sens qui nous aide pas forcément à pardonner, mais qui nous permet déjà de comprendre.
Ensuite, avec le temps, viendra le pardon, lorsqu’on aura accepté.

 

2 Comments

  1. mamie lucie

    Bonjour,

    Je suis toujours là, je continue à suivre “vos aventures”…

    Et souvent je trouve une réponse à des questions que je me pose.

    Aujourd’hui j’ai accepté de franchir un petit pas sur le chemin du pardon. Plutôt un pas de plus, car c’est un chemin  rempli de ronces que j’essaie d’accepter. J’ai franchi des étapes importantes, mais je suis pas encore au “pays des bisounours” ….. Je n’arrive pas à tout accepter dans le pardon, et quelques fois je perds patience.

    Bonne soirée, bises

     

     

     

    1. Spiritual Flower

      Bonjour Mamie Lucie
      Ah le pardon…
      Parfois, il faut simplement laisser le temps au temps.
      Le temps pour comprendre, le temps pour se faire une raison et pour entendre raison. Et puis un jour, ah… un jour… un jour on commence à lâcher prise, doucement.

      Bises

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