Dame à Âme

Je pensais que l’Âme était inaccessible, qu’elle était dans une sphère à part.

Et pourtant.

Je pensais qu’elle parlait un langage que je comprenais pas.

Et pourtant.

 

Je ne la cherche plus. Par contre, je sais qu’elle m’entend. Je sais aussi qu’au-delà de mon Âme, existe un Être que j’appelle la SurÂme. Je lui ai parlé une fois. Le moyen de communication était en réalité très simple.

J’étais en rêve moyennement consciente, et là j’ai un téléphone dans la poche qui sonne. Me voilà tout d’un coup pleinement consciente, je regarde et je lis « SurÂme » sur le téléphone qui s’affiche. Je décroche.

Je crois aussi l’avoir rencontré, il y a longtemps dans un espèce de rêve-vision… je ne sais plus trop…

 

J’ai arrêté de la chercher, mais je sais qu’elle peut m’atteindre. Alors si je lui parle, elle peut me répondre en choisissant la meilleure façon de me percuter.

 

Je n’ai plus envie de méditer, enfin si, j’aimerai bien, mais non, je n’ai pas envie. J’ai envie de ne rien faire. Je ne veux même pas commencer à visualiser ça ou ça…Je me bloque toute seule. Sans effort c’est bien aussi. Voilà ce que je comprends en ce moment, aucun effort et je me sens plus légère, beaucoup plus légère, je n’ai absolument pas envie de mentaliser quoi que soit, nada…. A quoi ça sert ? Mon mental a déjà bien fonctionné ces dernières années, il est temps que je me repose…

Ca ne m’empêche pas de penser, mais je sais très bien que je reste à la surface, j’y suis bien pour l’instant… Peut être que replonger me fait un peu peur…

J’aurai peur de me refaire aspirer par le fond, par cet abyss qui va encore me faire vivre certaines choses. Mais là, j’ai pas envie.

J’ai fait un rêve super bizarre, j’étais poursuivie, je me sentais exclue, sans ami, tout le monde m’en voulait, j’avais dû faire ou dire quelque chose que personne n’aimait. Alors je fuyais, mais on m’a poursuivit au couteau. Arrivée en face de la personne qui me poursuivait, je lui ai dit « je refuse de combattre ». Je trouve une porte et me sauve inextrêmiste. Une fois dehors, je le redis « c’est clair non, je ne veux pas combattre ».

Une épée tombe du ciel, elle était blanche et dorée, en deux espèces de parties collées. Elle se personnifie en jeune femme. Son corps et le mien étaient liés par une chaîne. Elle dit :

– On va l’ajuster.

Et hop, on rentre à l’intérieur de l’épée, et elle ajuste les degrées et la vision à l’intérieur. Je vois les angles se paramétrer… la vache, on aurait dit un manga tellement que c’était bien fait.

A ce moment là, je me dis que je ne serai plus jamais seule et que j’ai quelque chose pour me défendre si quelqu’un cherche le combat, je me dis que je n’ai plus rien à craindre, que je n’ai plus besoin de fuir. Mon épée m’accompagnera tout le temps que j’en aurai besoin.

 

Je connais bien le principe des chaînes… Un jour, j’ai eu cette drôle de vision où j’ai vu toutes mes chaînes intérieures… Tous mes liens intérieurs. Pour moi, une chaîne est la manifestation d’un lien. D’autres y voient des rubans, moi, c’est des chaînes. Mes tous premiers dessins je ne dessinais que des êtres avec des chaînes liées au cœur… Tiens c’est vrai, cela fait longtemps que je n’ai plus pensé à ce vécu… ça doit faire au moins 2-3 ans que j’avais zappé ce fait.

 

Je crois que la dimension des chaînes et celle des canaux énergétiques sont deux choses bien distinctes, liées bien sûr, vu que tout est toujours lié.. mais pourtant, je ressens là différentes fonctions.

 

J’ai pas trop envie de mentaliser, alors je ne sais pas où je veux en venir en disant tout ça… Je ne sais même pas pourquoi je parle de ça.. je voulais simplement m’exprimer sur l’Âme ce soir.

Enfaite, je me demande pourquoi j’ai fait une telle fixette sur elle. Alors qu’en faite, ce qui m’intéresse réellement est mon Essence. Elle est un bridge (un pont), si d’une manière elle n’est pas à ma portée, peut être que d’une autre manière elle l’est.

 

Je n’exige pas souvent d’elle en général… bon ça m’arrive quand je commence à partir en sucette, mais en ce moment, je n’ai pas envie de lui mettre la pression, de devenir cette femme obsessionnelle… à quoi ça sert ? De toute façon elle a bien compris, je n’aime pas lire, donc la seule façon pour moi de communiquer avec elle sera via moi… donc j’ai plutôt intérêt à me calmer pour recevoir plutôt que jeter ma frustration sur elle. Et puis dans le fond, je ne suis pas franchement stressée par l’au-delà…

Je vois tellement de choses en ce moment qu’on peut dire que ça me comble niveau Foi. Alors bon…

Tiens d’ailleurs, j’ai envie de créer un pallier en moi qui me permettrait de voir la forme véritable des êtres que je croise dans mes rêves conscients… faudrait que je me penche sur cette idée.

J’ai bien pu créer des palliers et jeux de portes pour naviguer et dialoguer, je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas agmenter le niveau d’un cran dans la conception de mon architecture intérieure en ajoutant un peu de magie.

– A quoi bon ? Penses tu cela vraiment utile ?

– Bah tu sais, rien n’est vraiment utile, on fait certaine chose juste pour le plaisir, juste pour voir ce qu’on pourrait être capable de modeler. Et moi, tant que je n’essaie pas, je ne sais pas. Et puis surtout j’ai compris que je ne devais pas me fier aux apparences.

– Quand as tu utilisé le système des sasses de portes pour la dernière fois ?

– Il y a un moment déjà…. c’est vrai, tiens ca fait longtemps…

– Peut être parce que tu n’en as plus besoin.

– Je suis perplexe.

– Tu verras bien.

 

Oui, je verrai bien, moi j’aime voir par moi-même. Je comprends maintenant pourquoi je suis une obstinée… Parce que si ce n’est pas moi qui fait, je ne suis pas satisfaite.

D’ailleurs, j’ai remarqué que quand j’ai besoin de messages via mon environnement extérieur, c’est que je perds pieds quelque part, c’est que je décroche, je flotte… J’avoue que dans ces moments là, c’est assez difficile à gérer parce qu’il m’en faut un et vite, sinon je passe en mode spirale et ça finit en colère et je supplie mon Ame pour quelle fasse un truc. Tiens d’ailleurs comme avant hier… bon là je n’étais pas en colère, enfin si un peu… disons j’ai décroché… enfin, je me suis raccrochée dès le lendemain matin…

 

J’ai compris que je ne savais pas qui je suis mais que je suis entendue. Alors dans le fond, avec notre niveau de perceptions, je crois qu’il n’y a pas de problèmes.

 

J’ai l’impression depuis que rien n’est un problème, que tout doit être léger, que tout peut glisser si on le laisse glisser simplement. Les questions qu’on se pose ne sont pas graves. Les réponses que l’on attend ne sont pas importantes dans le fond. Car ce qui compte c’est simplement le partage.

 

Le partage ne sépare pas la question de la réponse. Le partage lie les deux ensemble, alors le lien reste toujours là. Voilà ce que j’ai compris ces trois derniers jours. Et maintenant, j’ai simplement envie de partager, si j’ai des questions, j’ai des questions, si j’ai des réponses, j’ai des réponses, mais dans le fond, questions ou réponses, c’est la même chose… C’est juste un échange. Et quand on apprend à échanger, alors les barrières tombent et ce qui est profond remonte à la surface, et alors à quoi ça sert de plonger quand tout est là et qu’on navigue déjà dessus ?

 

Je ne sais pas comment expliquer, mais j’ai une profonde paix en moi à cet instant.

 

Un Etre qui ouvre les barrières à l’échange dans toute sa simplicité n’aura plus besoin de s’éparpiller pour obtenir car tout sera déjà là.

 

La puissance du Verbe en action.

 

Peace


Source: Le coeur

9 Comments

  1. Celia

    Coucou Camille.
    Je cherchais des infos sur ton blog sur l’arbre de vie (concept que je ne connais pas encore) et je suis tombée sur cet article. Il me parle bien, j’aime cette idée de partage pour lier les parties, de dialogue…
    C’est super intéressant aussi de lire la toi s’il y a 8 ans, et de constater l’évolution.
    Bises

  2. Celia

    Coucou.
    L’arbre m’évoque l’enracinement à la terre et la façon dont nos branches poussent vers le ciel.
    Cela me fait penser à l’arbre que tu décris dans ton article sur l’enracinement. L’arbre de vie, C’est la manière dont on le fait dans notre vie terrestre actuelle alors ?
    La où je suis perplexe, c’est qu’un arbre a en théorie des racines et des branches, alors que la fleur de mon dessin n’a rien de tout ça. J’essaie juste de comprendre ce que cela peut m’apprendre sur ma façon de fonctionner.
    Bises

  3. Celia

    Coucou.
    Oui, j’étais sûre que tu me répondrais quelque chose comme ça, mdr.
    Si ça te parle plus, j’essaye d’analyser, pour tenter une nouvelle approche afin de passer de l’état de case fragmentée et déchirure à un état où j’arrive à harmoniser les différentes énergies. Mon arbre de vie semble donner la clé, mais je ne la capte pas, lol. Je vais laisser decanter…
    Bises

    1. Spiritual Flower

      Cel,

      Tu as déjà tout en main à mon goût. Mais tu veux tout analyser et décortiquer comme quand on bouffe un crabe. On s’en fout partout, ça explose de partout. C’est bon certes, mais pas tout le temps. Tu en ressens le besoin en ce moment, je le comprends aussi, crois-moi je le comprends très très bien.

      Je ne comprends pas 10% de ce qu’on me donne comme éléments, est-ce que cela empêche pour autant de s’en sortir ? Non, je ne crois pas. Du moins, ce n’est pas mon state of mind.

      Je comprends ceux qui décortiquent et ressassent encore. J’ai mis en place un exercice pour toi, je te l’ai analysé. Tu l’as développé et pris plus loin, je t’ai encore donné les pistes.

      Maintenant, je crois que c’est assez et que les choses doivent prendre vie en toi.

      Je sais. C’est dur. Encore une fois, il n’y a rien de personnel. J’essaie moi aussi de trouver un compromis entre l’autre et ce en quoi je crois. Peut-être cette approche ne convient pas. Peut-être.
      Mais Crois-moi. Même dans mon dernier message, l’indice était là.

      Bises

  4. Celia

    Coucou.
    Que dire… Mon côté zèbre me fait toujours tout sur analyser, sans que je m’en rende compte, parce que je fonctionne tout le temps comme ça. J’essaie d’apprendre à l’accepter et ne plus m’excuser d’être comme ça, toujours à fond quand je me lance sur un sujet.
    Mais là, sur ce sujet, tu me permets d’observer qu’il se rajoute mon besoin de contrôle et mon incapacité à lâcher prise.
    Désolée d’avoir insisté, je ne le prends pas personnellement. J’observe comment ça parle de moi.
    Je te remercie pour ta patience et de m’avoir permis de le conscientiser.
    Bises

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 × cinq =