Paliers

Paliers

 

Bonjour à tous,

 

Je voulais faire mes articles ces derniers temps et continuer l’écriture de mon livre mais je suis bien trop préoccupée par d’autres projets en cours, notamment mes travaux à la maison.

Je me suis rendue compte ces 2 derniers jours combien j’avais honte de mon appartement. Mes travaux passent en priorité et je suis obligée de les ajuster en fonction de mon petit budget. Du coup, je pense reprendre une mission pour m’aider à payer le papier peint et quelques meubles et décos ici et là. Je ne peux plus continuer à avoir honte de ce que je suis ou de ce qui me représente. Je vais alors mettre les moyens de changer tout ça, “de changer la face du monde” comme dit l’expression. Mais surtout, de faire en sorte que mon monde soit quelque chose qui me fasse me sentir à l’aise, et pas ce quelque chose qui me fait me sentir honteuse, coupable, nulle, sale, impropre et instable. Oui hein, l’addition est salée…

Quand les choses me pèsent de trop, je tranche. C’est souvent sec, c’est souvent à vif. C’est comme les bandes épilatoires. Quand y’a trop de poils, on met beaucoup de cire, ça chauffe beaucoup  et HOP ! On arrache d’un coup sec.

Voilà. On tranche au féminin.

Pourtant, ce n’est pas faute de prévenir. “Attention, attention” dit-on souvent. Puis un jour, ça pète. Et alors l’autre s’étonne. C’est trop tard pour s’étonner car il y a eu toutes ces autres fois où tu n’as pas voulu écouter avant.

J’ai arraché mon papier peint telle une folie furie, un jour où j’étais bien vénère. Sur le coup, ça m’a fait du bien. Bon après, c’est toujours pareil quand on fout le bordel, il faut tout nettoyer.

Voilà un autre problème. Faire en sorte de détruire mais pas trop pour être capable de reconstruire derrière, sinon ça ne sert à rien et on perd trop de temps et d’investissement.

Les énergies de destruction peuvent être particulièrement utiles, utilisées à bon escient. L’égo peut être un bon tremplin, mais oui, c’est vrai qu’il faut juste apprendre à voir plus loin que le bout de son nez avant de faire n’importe quoi.

Je vais vous avouer un truc. Je suis un peu une sale gosse. Mais il est vrai que ces derniers temps, j’essaie de voir un peu plus loin. Je voulais vous proposer un jeu méditatif super sympa avec les Eléments, mais la vision m’a emmené ailleurs.

Je me suis retrouvée dans les nuages portée par un dragon. Je ne pouvais pas le voir, mais je le sentais onduler à travers les nuages comme une danse caressant l’air.

Tout était beau, doux, tiède et pourtant chaud. Les teintes accueillantes et pas criantes, et puis les rayons du soleil étaient comme des petites étincelles sur ma peau qui luisaient selon l’angle avec lequel on les regardaient. J’ai alors regardé en direction du soleil, et là, la peur m’envahit d’un coup.

Tout est trop lumineux, trop blanc, trop pure. Je suis incapable de gérer davantage les énergies. J’expulse mon corps comme je peux de cet univers et vais me cacher vers la porte de sortie, repliée en boule sur moi-même.

Je sais que je dois apprendre à gérer ces énergies là. Je sens qu’elles font aussi parties de moi mais j’ai l’impression que je vais m’y perdre, qu’elles vont m’englober et me faire oublier qui je suis. 

Il me faut de l’ombre. Il me faut du noir, n’importe quoi qui appartienne à l’autre pôle. J’ai besoin de mon autre pilier. Toujours. Avec moi.

Repasser la porte est finalement un soulagement. Ici, c’est neutre. Je sais que tout peut apparaitre de l’autre côté de ces portes, mais ici, rien qu’ici, c’est neutre.

– Peut-être qu’il n’est pas neutre, me dit une fée.

– hum.

– Peut-être qu’il n’est pas dense, me dit une autre.

– hum.

– Peut-être qu’il est juste bon d’y être, me dit une troisième.

– hum.

– Ou peut-être que tu t’y sens chez toi, me dit une quatrième.

– …

– Peut-être que c’est nous qui t’aidons le plus souvent mais que tu ne le vois pas. Nous te reconnaissons. Nous reconnais-tu ? Peut-être que oui, et peut-être que non. En attendant, ton palier est agréable n’est-ce pas ? Tu nous reconnais ? Tu nous reconnais maintenant ?

– Euh… C’est une question ?… Je ne sais pas trop. Moi et les fées, c’est…

Les fées ci, les fées ça. Et pourtant, nous agissons ! Comme ici, comme là !

– Oui… bah oui… Je ne vais pas dire le contraire.

– Un palier, deux paliers , trois paliers, nous ne sommes jamais loin. Un palier, deux paliers, trois piliers, soufflent-elles en partant.

*soupire*

Mouais… Les fées quoi. Hier soir, c’était une fée de l’ombre, Anael, et maintenant, d’autres toutes mignonnes. Bon bah… Si vous voulez hein.

 

Bises

 

 


Source: Les fées

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