Enline et les Mercuriens

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En arrivant à l’entrée d’une tour, une capsule blanche de la taille d’un œuf à taille humaine se décrocha du plafond de la première pièce. Enfin… en relevant la tête, ce n’était pas vraiment un plafond. On aurait plus dit un multi rails de capsules qui s’était caché dans la bâtisse et avait défoncé tout le premier étage pour venir s’y loger. C’était comme si un pont d’amarrage d’un vaisseau s’était retrouvé là après une explosion ou une chute depuis l’espace. Tout semblait cassé, en lambeaux ici et là. Des dizaines et des dizaines de capsules étaient encore maintenues à leur sommet par un système automatisé et semblaient attendre d’être réactivées.

Un bruit de fluide et de fissure me ramena à la 1ère capsule qui s’était affaissée à quelques mètres de moi. Un homme en sortit, tout habillé, et se mit immédiatement en mode attaquant.

-« Enfin libéré… On attendait que ça pour prendre le contrôle ».

– Heu… hein ?…. Mais… vous êtes qui au juste ?…

-« Moi et les autres, nous sommes Mercuriens, on n’attendait que ça, que quelqu’un nous réveille pour qu’on puisse enfin agir ! »

Il sortit son épée et la mit en joue. Il sauta vers moi mais un homme se plaça entre nous. Il fut dépecé sur-le-champ.

-« HAHAHA ! Regarde bien comme les Mercuriens attaquent ! s’écria-t-il en me regardant droit dans les yeux, « 1,2,3 et pour finir, 4, le coup final, notre signature ! Voilà comment on attaque, voilà comment on aime tuer !»

Je vis le corps devant moi tranché à 3 niveaux horizontal, et pour finir, un coup net de haut en bas en plein sur le médian du corps. La personne n’avait rien demandé et se retrouvait maintenant coupé en 6 rectangles parfaitement millimétrés.

Lorsqu’il continua sa route et traversa les morceaux de corps retombant, je soupirai.

-« Ces terres sont à nous et plus rien ne pourra nous arrêter ! » s’écria-t-il.

Je levai les sourcils et tendis ma paume de mains, désolée par ce qu’il allait se produire. L’issue était scellée.

Je lançai un premier sort pour le figer un peu,  puis une petite voix dans ma tête m’indiqua le sort qu’il lui fallait. Un seul truc était vraiment efficace contre des Mercuriens, était le Feu.

Je tiquai et recherchai dans ma mémoire latente. Les incantations étaient loin et me faisaient plonger profondément en moi. Tout en le gelant ici et là, je marmonnais en traçant les fils dans ma tête.

– Rah… C’était quoi déjà ma formule ?…. Ca m’énerve ! Je m’en rappelle  plus ?… Y’avait…. Ah oui… et puis, un truc du genre… Ca rimait… Attends, je vais faire un truc un peu flex, ça devrait passer parce que je ne m’en rappelle plus tout à fait

J’ouvris enfin les bras gras ouverts et écriai la formule en lévitant en cercle sur une vaste étendue.

Lorsque je remis les pieds au sol, des étincelles naquirent au cœur de chaque Mercurien. Des cris retentirent. Les corps des capsules s’éveillèrent en hurlant tout en prenant feu. Et très vite, ce fut une flambée monumentale qui illuminait toute la zone. Le feu s’éteignit lorsque chaque parcelle d’énergie Mercurienne fut dissoute. J’avais créé un carnage.

Je regardais le sol et secouai la tête, triste et soulée.  Je n’avais rien demandé moi.

– J’appelle celui à l’origine de la demande, je demande à ce que quelqu’un se présente et vienne m’expliquer ce qu’il vient de se passer,… immédiatement ! Présentez-vous !

Un homme à la peau bleue arriva d’une autre bâtisse, tête légèrement penchée, un peu de côté et avança doucement et à tâtons comme s’il marchait sur des œufs. Il avait peur que je ne l’attaque lui aussi, vu mes humeurs vacillantes.

-« Hum…. C’est moi… C’est moi qui aie fait appel à toi…. »

Je levais la tête et le regardai grognon, le visage encore bien fermé.

Il ouvrit ses bras, l’air incertain, ne sachant pas comment j’allais réagir face à son embrassade. Il avait l’air de me connaitre. Je fis un pas de recul et prudemment, il vint m’enserrer pour me saluer.

– « Merci d’avoir répondu à notre appel et de t’être déplacée pour nous… »

-Tu me sers trop, fis-je en grognant. Je… Je ne me souviens pas de toi… Ecarte-toi, je n’aime pas ça…

Il se retira doucement, toujours avec des gestes lents qui me faisaient comprendre qu’il n’était pas un ennemi. Il remit un léger espace entre nous et reprit son intention de base.

– « Hum… Merci, merci beaucoup pour ce que tu as fait pour nous… Tu nous as bien aidés en te débarrassant d’eux, grâce à toi on est libéré de la menace qui pesait sur… »

J’écarquillai les yeux et écartai ses bras violemment.

– Merci ?  MERCI ???!! MERCI DE QUOI ?? J’ai tué !! J’ai dû tuer pour vous !! Ils sont tous morts ! Tous ceux qui étaient là, dans ce monde !! Ne me remercie pas de ça ! Ne me remercie pas de tuer ! Pour vous, des Mercuriens sont morts !  Et tu trouves ça bien !? Je ne veux pas être remerciée pour ça ! D’autres sont morts pour que vous viviez ! C’est triste !! C’est juste TRISTE.

Il expira, troublé et prit un air désolée.

-« … Mais si tu n’étais pas intervenue, nous serions tous morts, ils auraient tout saccagé et pris le contrôle sur nos terres. C’étaient eux ou nous, alors…hum…  nous te remercions, parce que sans toi, nous ne serions plus de ce monde…»

Je le regardai et sa beauté me percuta. Sa peau était un peu plus foncée d’un bleu ciel, et une bande bleu indigo soulignait tout le contour de son regard et enveloppait ses yeux finement de par et d’autre de ses oreilles. Il était assez grand et trapus, et portait une immense peau sur son corps en vêtement quotidien.

-« Maintenant que tu es là, reprit-il, c’est merveilleux, nous allons pouvoir commencer à travailler ensemble !  On va pouvoir tellement faire ensemble !! Et…»

– Parce que tu crois que j’ai envie de travailler avec des gens qui m’appellent pour tuer ? Tu crois que j’ai envie de rester ici alors que je ne me rappelle même pas qui tu es ?

-« Comment ça ?… Tu ne te rappelles pas lorsque j’ai lancé l’appel ?… »

– Non. J’ai ma mémoire de bloquée. Je n’ai pas le contrôle dessus. Je ne me rappelle de rien. Et je ne me rappelle absolument pas de toi. Tu m’es totalement inconnu à cet instant.

-« hum…. »

– Alors tu es quoi ? C’est quoi ta planète ?

-« Ca ne sert à rien que je te donne son nom…Ca ne t’apportera rien. »

– Détrompe-toi… Ce n’est pas à toi de me dire ce dont j’ai besoin. Et autant je me rappelle de rien, autant je suis la reine des portes, capable de te retrouver une planète sans problème. Alors, son nom ? Tu me le donnes ?

– « Enline… Son nom est Enline. »

– Bien. Et ses coordonnées, non inutile, je la retrouverai… Sa structure ?

-« Enline, notre planète est un peu particulière… Elle vit dans la pénombre, constamment dans la nuit mais nous sommes tous parfaitement adaptés à son mode de vie. »

-Hum. Bien. C’est noté.

 

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5 Comments

    1. facebook-profile-picture Spiritual Flower

      Bonjour Emilie,
      Désolée, j’avais omis de te répondre. Ah les êtres à la peau bleue, il en existe plusieurs et comme toi, je trouve aussi qu’ils ont une beauté extraordinaire.
      Quelle belle rencontre tu as faite 🙂

      Bises

  1. alexandre
    Bonjour Camille

    Certains actes peuvent peser lourds en nous même j en sais quelque-chose .Pour être franc avec toi, la question que tu m as pose a savoir comment je me sentirais si tu te moquais de mon plus grand regret, m a énormément blesse. Pas pour une question d ego enfin je ne crois pas, mais plutôt car celui ci étant la mort de mon chat cela m a semble insultant pour sa memoire. Après ce n est au un avis peut être l ai je trop aime. J ai donc attendu avant de t envoyer ce message que mes émotions négatives retombent car dans un combat il n y a pas de gagnant. Ce n est pas une question de puissance mais juste de savoir ce a quoi l on tient. Perso, même si je suis relie a l ombre ,je ne fais plus d appels. Je demande conseil a sammael c est tout .tu t en doutes ,il choisit toujours le chemin de la sagesse. Bref tout ça pour dire et clore le débat qu’actuellement la seule chose qui me fasse sortir de mes gonds c est quand on menace mes bêtes .Parfois, mes impressions peuvent s avérer fausses . Je sais nous sommes tous les jouets de nos illusions … Ce qui étonné également pas mal de gens , c est que le sort de ma famille m indifférent mais pour moi mes chattes sont mes bébés .Suis sur que tu me comprends bises

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