
Bonjour à tous,
Pourquoi certains arrivent à tomber amoureux et d’autres non ?
Cela me fait penser à ce que ma mère m’a dit un jour quand je lui ai dit qu’elle avait morflé dans sa vie et connu bien des misères. Elle m’avait répondu alors : « il est vrai que j’ai eu de très gros chagrins dans ma vie, mais j’ai aussi connu de très grands bonheurs. »
Je lui ai alors demandé si elle aurait préféré ne pas souffrir et avoir une vie plus lisse émotionnellement.
« Ah non ! mes émotions font toujours de grosses vagues, que veux-tu ! j’ai eu des très bas, mais des très hauts aussi ! Tu vois, ca s’équilibre au final ! Au moins, j’ai pu connaitre le bonheur et des moments heureux, même si j’ai beaucoup pleuré. Sans cela pourquoi vivre alors si c’est pour avoir une vie morne sans émotion ? »
Elle m’a rappelé le fait qu’on sache reconnaitre l’amour, justement parce qu’on a connu le sentiment de ne pas sentir aimée. C’est en créant une échelle de valeurs qui permet de replacer les pions dans un ordre de comparaison.
Le réflexe humain est de fermer son coeur parce qu’on a été blessé. On a été touché, alors on se protège. Peu importe la polarité, qu’on soit de l’Ombre, de la Lumière, ou même du Sombre, l’Amour est tout à fait capable de se manifester. N’est-ce pas merveilleux une telle puissance de la nature ?
Seulement, au travers de nos expériences, on ne sait pas vraiment comment notre coeur souhaite le manifester, alors on vit, on apprend nos émotions, ce qui les touchent, ce qui les blessent, ce qu’elles aiment aussi et ce qu’elles ont besoin pour se sentir épanouies.
Le coeur n’est pas un organe figé. Disons que c’est plutôt comme une plateforme de croisement d’un tout ce qui nous compose. Cela prend en compte tout l’ensemble, la base, le noyau, l’origine, mais également, toutes les couches qui s’additionnent au fil des expériences vécues.
C’est un organe mouvant.
Si le coeur se ferme, cela ne vient pas de l’extérieur, c’est un choix individuel qui a été pris à un moment donné, pour une raison qui peut se situer à la fois dans cette vie, ou dans une autre et qui va impacter notre manière de donner et recevoir.
Vient alors la question, que souhaitons-nous vivre dans cette vie ? Beaucoup répondront l’amour. Beaucoup. Pourquoi ? Parce qu’on nous sommes dans une ligne d’apprentissage où nous apprenons à aimer. Pas seulement nous-même, mais l’autre aussi.
Alors cela ne signifie pas qu’il faille aimer tout le monde, mais que nous cherchons à comprendre quels parts en nous ont été meurtries et comment les accompagner à aller de l’avant. Les objectifs d’incarnations dépendent alors des priorités et des objectifs atteignables dans cette vie. Tous n’ont pas la priorité d’aimer. Mais tous avons la possibilité d’apprendre à ouvrir son coeur pour apprendre à aimer.
Pour certains, aimer, c’est la passion, d’autres c’est la réalisation, d’autres c’est la stabilité. Mais tomber amoureux implique l’abandon. On s’efface dans une force qui nous échappe par l’autre, pour l’autre et au travers de soi. C’est aussi parce que l’amour touche quelque chose en nous…. mais quoi donc ?
On réalise alors que notre coeur peut vibrer d’une autre manière, plus impactante, plus foudroyante.
Qui ont été les modèles et figures incarnant l’Amour ? En a-t-on eu ? Si oui, comment cela s’est-il manifesté ?
L’intensité de l’amour va être impactée selon la manière dont notre corps émotionnel est touché. Certains corps sont plus sensibles, d’autres moins, d’autres pas du tout développés. Ils sont câblés autrement. Les émotions ne sont pas nécessairement leurs priorités et se développement ainsi sur Terre. Là aussi il y aura différentes raisons sousjacentes à ça au moment de leurs incarnations, mais cela sera du cas par cas.
On pense qu’on doit tous aimer. Que c’est le but de la vie. Et cela est dû aussi en partie au fait que sur Terre, on est dans une optique angélique d’apprendre à cohabiter et vivre ensemble dans une ligne lumineuse. Aimer et aimer son prochain, on y travaille tous d’une manière ou d’une autre, à différents stades.
Il faut aussi apprendre à relativiser parce que les échelles d’apprentissages ne sont pas les mêmes selon la manière dont on regarde le concept de l’amour.
Tu vois, selon mes couches énergétiques, je n’éprouve pas les mêmes émotions envers les humains. C’est drôle hein. Si tu te places dans les souffrances de l’égo, dans ton parcours d’âme, ou dans tes énergies unifiées, tu peux avoir des émotions différentes, dûes à la richesse du parcours des énergies qui nous composent. Les regards et les états d’évolution ne sont pas les mêmes. Toutefois, cela n’empêche pas les énergies d’aimer, ni d’avoir la capacité à exprimer l’amour, peu importe la polarité sous laquelle on travaille. Mais le voudra-t-on ? Ah, ca c’est une autre histoire.
Tomber amoureux, à quel prix ? Personne ne veut en payer les pots cassés. Personne n’a réellement envie de souffrir. On reproduit les schémas et ce qu’on apprend. On réagit à la vie tout comme elle nous invite à agir.
Tomber amoureux, qu’est-ce que cela implique ? Qu’attendons-nous de la vie, de soi et de l’autre ?
Vouloir obtenir quelque chose et être terrifié de ne plus l’avoir et d’en souffrir ne devrait pas empêcher de tenter l’aventure.
C’est comme vouloir être riche sans vouloir l’être parce que tu as peur d’être pauvre. Cela dit en passant, c’est d’ailleurs les riches qui craignent le plus de finir pauvres. Et en même temps, c’est le jeu ma pauvre lucette. Ils font tout pour essayer de garder leur pognon, et développent de ces astuces à travers le monde, c’est incroyable…. C’est là où la créativité se montre sous un plan improbable. Et quelle créativité !
On n’éprouverait pas la peur si on ne savait pas que ce qu’on risque de perdre et ne plus retrouver a de la valeur à nos yeux.
Mais il faut se rappeler qu’on a aussi les moyens d’apprendre à protéger et préserver ce qu’on aime.
On peut tout à fait penser que ceux qui sont amoureux ont une épée damoclès sur soi, et qu’ils risquent de souffrir. Soit.
C’est pareil pour notre sceau du temps alors. Tic-tac. Que fait-on, Alone, alors ? On va s’empêcher de vivre pour autant ?…
Après, je ne vais pas te cacher qu’il y a des moments dans la vie plus propice que d’autres pour faire des rencontres. Parfois, nos énergies savent pertinemment que ce n’est pas possible pour le moment, et que même ne serait-ce que trouver du réconfort, ne résoudra pas les problèmes de base.
Très souvent, cela n’a rien à voir avec le fait de ne pas trouver des énergies suffisamment épurées ou « hautes ». J’ai croisé d’autres anges terrestres incarnés. Des hommes très beaux. Avais-je envie de les transformer en barquette de fraises au dessert ? Non. Énergétiquement, cela aurait bon pourtant !
Je peux te dire avec amusement, que je ne vise pas l’ange terrestre en petite framboise du soir si tu vois ce que je veux dire. Mais vois-tu, tous les mécanismes qu’on a en soi, se retrouvent dans nos mécanismes à côtoyer le monde autour de soi.
C’est très bon les petites framboises pourtant, j’adore ça ! bref ! …. je m’égare. C’est pas faute d’en vouloir pourtant ! Mais non, le corps fonctionne autrement.
Nombreux sont ceux qui mélangent le fait d’être sélectif avec le fait d’avoir apposé soi-même des mécanismes de préservation.
On peut s’amuser à se comparer aux autres, mais on n’a pas les mêmes vies, ni les mêmes parcours, encore moins les mêmes réalisations.
Est-ce qu’on veut entretenir les mêmes schémas qui ne nous font pas grandir, ou veut-on essayer de se dépasser ?
Alors il faut regarder en soi et voir ce qu’on peut commencer à guérir.
Pas pour être comme les autres, mais parce qu’on cherche à vivre plus léger, le coeur plus libre.
Veux-tu que l’amour reste une Epée Damoclès dans ta conception ?
Comme tu m’as demandé mon avis, je te donne le mien. Je préfere que cet épée finisse dans mon placard et m’aide à m’épanouir plutôt qu’elle en fasse à sa tête à la botte de mes peurs.
Les épées se domptent. Le savais-tu ?
Alors oui, on risque de se faire mal, et nombres de ces petites conn*sses coupent profonds ! Sisi, hein, surtout quand tu as les mains qui glissent !
Sans oublier que oui, le principe même d’aimer signifie qu’on puisse ne plus aimer.
Le risque en vaut-il la chandelle ?…
Je finirai sur ça.
Un moine bouddhiste a dit ça un jour « je ne cherche pas la paix. Je cherche rien. Parce que dans le rien, il n’y a ni paix, ni guerre. Je ne cherche pas le bonheur, non plus. Si le bonheur n’existe pas, alors le malheur non plus. »
Mais souhaite-t-on ça dans notre vie ?




