Hypersensibilité et Compassion

hvewgih9u2oeuc8xsmhpjax54vk272x153Bonjour à tous,

Pendant la série écrite sur l’hypersensibilité, un mot me revient constamment à l’esprit, ce qui évidemment, m’oblige à écrire cet article afin de pouvoir enfin être tranquille.

Il est question ici de compassion. Alors, on peut se demander comment la compassion peut-elle aider les hypersensibles ?

C’est demander l’impossible à des êtres qui déjà ressentent en puissance 10 et n’ont pas besoin de fournir encore plus pour comprendre les autres. Mais justement. La compassion est une clé pour la libération des énergies et la transmutation.

La compassion permet de d’accompagner l’autre en envoyant de l’amour. Lorsqu’on est hypersensible, on a souvent beaucoup de mal à intégrer les énergies qui nous touchent. Notre mécanisme de défense sera alors de les rejeter tant bien que mal, ou de les tolérer au mieux. Mais lorsqu’on fait preuve de compassion, on embrasse la souffrance de l’autre.

Faire preuve d’amour permet de dépasser le niveau bas astral de ces énergies denses. Ainsi, les énergies peuvent s’élever.

On pourrait croire que c’est plus dur à dire qu’à faire. Dans notre monde actuel, nous avons tendance à nous replier sur nous-même. Nous essayons de comprendre les autres, de faire preuve d’empathie, mais quand à compatir, c’est un autre niveau.

Nous sommes tous capable d’aimer. La compassion nous rappelle qu’en n’importe quelle circonstance, nous sommes doté de ce don magnifique, à savoir de faire preuve d’amour pour son prochain.

Envoyer de l’amour est un moyen accessible à tous. On est tous capable d’aimer. Même ceux qui semble avoir oublier ou pense ne pas être doté de suffisamment d’amour pour aimer les autres.

On peut aussi se demander comment faire preuve de compassion envers les autres qui nous touchent autant alors que nous ne sommes pas capable de nous aimer nous-mêmes.

Les autres sont aussi une part de nous. On peut aussi voir le problème à l’envers. Comment peut-on arriver à s’aimer soi-même si nous ne sommes pas capable de faire preuve d’amour pour un autre ?

Voilà. Les deux sont liés.

Savoir faire preuve de compassion pour les autres nous rappelle que l’autre est aussi comme nous. Il vit comme il peut, avec ses propres limites et suit sa route. Au milieu de ses choix, il vit aussi ses difficultés et ses aléas. Vous voyez, comme nous quoi.

La compassion, c’est alors cela. Dire à l’autre, ‘tu galères toi aussi, allez, voilà un petit câlin courage.”

On ne parle pas ici de juger, de dire qui a tort et qui a raison, ni d’annoncer sur la place publique tout ce qu’il n’a pas fait et qu’il devrait faire pour changer sa vie.

A un niveau plus subtil, lorsque les énergies de la compassion sont émises, il n’y a plus d’échos et résonances d’aléas et de souffrances égotiques. Les énergies sombres qui arrivent sont pris par une vague d’énergies beaucoup plus élevées. C’est cela qui permettra la fluidité des densités ressentis sur les corps subtiles.

Seulement voilà, évidemment, au connard qui nous emmerde, on n’a pas envie de compatir. Et encore moins à celui qui fait l’ignorant de son propre comportement. Evidemment il y a de quoi faire l’aveugle et la sourde oreille.

Honnêtement, je n’ai pas toujours envie de faire preuve de compassion. Est-que ce que l’autre ne pourra pas faire preuve de compassion plutôt que de m’faire chier ? C’est ce que je me dis souvent.

Pourquoi est-ce toujours à moi de faire ce travail ? …

Vous voyez hein ? Oui, ca fait rechigner grave. Nous ne sommes pas toujours disposé à aimer l’autre. Et je ne parle même pas de notre égo de malheur qui parfois souhaite un retour de karma. Mais voilà, l’autre aussi a des difficultés. L’autre ne percoit pas certaines choses, mais en vie d’autres qui l’amène à faire différents choix de vie.

La compassion permet l’acceptation de l’autre tout en lui rappelant que vous êtes vous et qu’il est lui mais que cela ne vous empêche pas de vous aimer mutuellement, malgré vos différences.

C’est dur et simple à la fois. Lorsqu’on arrive de le juger pour ses actes, on peut commencer à l’aimer.

 

Bises

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10 Comments

  1. Cel
    Coucou,

    Chouette, la compassion ! Tout un programme, lol.

    J’ai souvent lu les guides de Sylvie parler de compassion pour faire face à l’hypersensibilité. Mais je n’avais jamais compris le mécanisme énergétique derrière et je ne voyais pas comment ça pouvait améliorer la situation pour l’hypersensible. C’est plus clair maintenant, merci !

    Une partie me parle particulièrement :

    “On peut aussi se demander comment faire preuve de compassion envers les autres qui nous touchent autant alors que nous ne sommes pas capable de nous aimer nous-mêmes.

    Les autres sont aussi une part de nous. On peut aussi voir le problème à l’envers. Comment peut-on arriver à s’aimer soi-même si nous ne sommes pas capable de faire preuve d’amour pour un autre ?”

    Je ne l’avais jamais vu sous cet angle mais pourquoi pas ?

    Je trouve néanmoins que c’est parfois dur. Comment envoyer de l’amour quand on se sent vidée, à sec et assaillie par les émotions des autres ? Il m’arrive de réussir à avoir de la distance émotionnelle mais de faire preuve de compassion, mais en général, cela arrive quand je suis au top de ma forme ! En ce moment, avec mon endométriose c’est plutôt l’inverse donc c’est galère…

    Cela fait longtemps que j’ai appris à ne plus juger, parce qu’on n’est pas dans les baskets de la personne, qu’on ne sait pas ce qu’il vit, ce qu’il ressent, ce qui l’a poussé à faire un choix plutot qu’un autre. Que chaque situation est unique et ne peut faire le cas de généralité, comme on a si souvent tendance à le faire. En revanche, je n’ai pas encore trouver le bouton interrupteur en moi pour être capable d’envoyer cette énergie d’amour quand j’en ai envie. Je manque de jus peut être ^^ ?

    Bisous !

  2. facebook-profile-picture Spiritual Flower

    Coucou Cam,

    Je t’avoue que pour ma part, moi, je n’avais rien compris quand Sylvie parlait de compassion dans ces moments-là, mais quand le mot est tombé en plein milieu de mes articles, tout a prit un sens différent en écrivant.

    Je comprends tout à fait ta difficulté. En fait, on se sent vidé parce que justement, on se laisse emporter par les énergies sombres et denses. Alors que si on fait appel avec des énergies plus élevées, la pression change et évolue.

    La compassion est une forme d’amour. En un sens, il faut vouloir faire appel à l’Amour tout simplement.

    C’est con comme réponse hein ? Tu vas croire que je me moque de toi, et pourtant.

    Quand on accepte avec Amour que l’autre est l’autre et qu’on est soi, des choses s’allègent. Pourquoi ? Parce que l’acceptation est le début de prise de consciences d’états de faits.

    Bises

  3. Cel
    Coucou

    Ahaha, non je sais que tu ne te moques pas de moi ^^

    Je pense qu’il faut le vivre et sentir les énergies une fois pour le comprendre. Mais comme c’est un peu le boxon dans mes perceptions…

    J’espère qu’avec le temps j’arriverai à faire appel à cet force d’amour 🙂

    Bises

    Cel

  4. Mamie Lucie
    Bonjour,

    J’ai refusé de lire vos articles jusqu’à ce matin! Et bien entendu les commentaires. Çà vous dit quelque chose!

    Depuis des années, je fais le “MUR DES LAMENTATIONS” pour ma famille, mes ami(e)s, et même des inconnus.

    Depuis quelques temps j’ai mis en place certaines méthodes plus ou moins efficaces. L’efficacité est difficile quand je me retrouve devant des inconnus qui déballent leur vie. Dans ce cas, j’essaie de me mettre dans ma bulle, mais c’est difficile quand on est dans un magasin, un bureau ou un restaurant. Je vous décris même pas la tête de la personne qui m’accompagne quand on se retrouve dans cette situation. Ma fille, ma nièce et une de mes amies ont des petits sourires en coin, mon mari quant à lui me demande “mais d’où tu le ou la connais?” Quand je réponds, je ne sais pas qui c’est, imaginez sa tête et les commentaires à notre fille! IA part ça tout va bien, il faut faire avec!

    Allez courage et bises à vous toutes.

  5. facebook-profile-picture Spiritual Flower

    Bonjour Mamie Lucie,

    C’est un sujet sensible en effet. Même pour moi, car plus j’écris sur le sujet et plus je me rends compte à quel point je suis une hypersensible ! Du coup, cela fait presque 1 semaine que je boude le thème. Je ne le reprends qu’aujourd’hui…

    On y arrive quand on y arrive et puis c’est tout. Chacun y va à son rythme.

    Votre fille comprend votre sensibilité ? Et votre conjoint ? Vous en parlez avec votre famille un peu ?

    Bises

  6. Mamie Lucie
    Re bonjour,

    J’en parle très rarement; aussi bien en famille qu’à l’extérieur.

    Nous avons un lourd passé familial, et un présent difficile à gérer. J’ai du faire face au coup par coup. Pendant de nombreuses années j’ai appliqué ce credo : en dehors de la maladie et de la mort,rien n’est grave.

    Durant tout ce temps j’ai accueilli les “misères” des uns et des autres, et j’ai complètement bloqué certaines évolutions ou révolutions………Je ne voulais pas et ne pouvais pas m’apitoyer sur mon sort. Je devais avancer coute que coute! Ma sensibilité envers les autres m’a permis de mettre des pansements sur mes peines.

    Depuis 15 à 16 mois, les piqûres de rappel sont devenues de plus plus importantes et rapprochées, j’ai du accepter de prendre en compte “mon chemin de vie” et mettre de l’ordre dans mes priorités et ma sensibilité envers les autres pour me recentrer sur “moi”.

    Ce n’est pas facile, mais je crois que lorsqu’on accepte que chacun évolue à son rythme et pas forcément comme son voisin, on a fait un grand pas. Et que surtout on ne peut pas porter tout le monde sur ses épaules. Parfois et même assez souvent, je ne supporte plus les gens qui se lamentent sur leur sort, mais qui ne font rien pour s’en sortir.

    Ma sensibilité est toujours présente, mais je me mets souvent dans une bulle et j’essaie de bloquer les confidences, ou tout au moins de faire le tri.

    Merci pour votre écoute et votre site.

    Bises

  7. facebook-profile-picture Spiritual Flower

    Mamie Lucie,

    J’apprécie votre partage et accueille votre ouverture. Quand je vous lis, vous me faites penser au temps de repli. Il me rappelle le temps que le corps à besoin pour évoluer par étape, comme le corps humain, qui grandit côté par côté. On ne peut pas tout faire d’un coup. On a besoin de temps de pause. Ces replis et recentrages sur soi nous permettent de nous repositionner pour pouvoir mieux affronter les temps d’actions externes.

    Le plus dur dans ces moments-là, est de réapprendre à affirmer nos ressentis. D’apprendre à les exprimer aux autres. Au début, c’est difficile et puis petit à petit, les autres réalisent que nous aussi, avons des choses avec lesquelles ca passe et d’autres non. Mais, il est vrai que c’est un sujet très difficile, surtout avec la famille. On est tellement émotionnellement impliqués et pris dans nos aléas égotiques, qu’on a parfois du mal à écouter sans juger.

    Votre fille est-elle aussi sensible ?

    Bises

  8. Mamie Lucie
    Re moi,

    Oui ma fille est elle aussi sensible! Et ce n’est vraiment pas facile pour elle.

    Elle a 28 ans, et elle est souvent en “révolte” contre les difficultés que nous rencontrons, particulièrement sur la maladie de son papa.

    Cela ne l’empêche pas d’être attentive aux autres, pour se mettre à l’abri elle me dit :”bon maman, allez ça suffit, on arrête de faire du social!” Mais dès qu’une de ses copines appellent au secours, elle est là. Je ne peux pas lui enlever les embûches qu’elle rencontre, je reste présente et je ramasse les morceaux. Car bien entendu on sait la trouver! Elle a commencé à faire le “tri”, mais elle a encore beaucoup de chemin à faire. Mais c’est son chemin, elle doit le faire.

    Encore merci,

    bonne soirée;

  9. Bluebird
    Chères Camilles !

    Je n’arrive plus à suivre la vie de mes blogs préférés depuis quelques semaines…mais je suis hyper touchée et émerveillée par ces échanges. Camille-Fraise, MERCI pour tes articles. Ca me parle tellement ! Je n’ai jamais lu une explication aussi claire et concrète de ce que je vivais sans comprendre…

    Et je rejoins Calille-Cel au sujet de la compassion…je n’avais pas compris comment ça pouvais vriament agir au niveau des corps énergétiques pour alléger les énergies lourdes. Et pourtant je l’ai vécu , vraiment, spontannément à des moments difficiles de ma vie.

    Je fais le lien aussi avec les enseignements bouddhistes…c’était très pragmatique en fait, cette histoire de compassion !! Se placer tous les jours dans une énergie de gratitude et de compassion ( par un temps de méditation/prière/intention..), ça joue vraiment sur la façon dont nos corps énergétiques vont interagir avec le monde après

    Cela m’ouvre des horizons infinis…

    Je vais décrocher d’internet pendant près d’un mois ( on part marcher sur la Haute Route des Pyrénées pendant 3 semaines.). Mais je reviens vous lire dès mon retour !

    Avec un grand Hug plein de gratitude pour l’exemple de vos chemins et vos partages à toutes les deux,

    Lara

  10. facebook-profile-picture Spiritual Flower

    Coucou Lara,

    Ah la montagne, cela ouvre aussi sur de nouveaux horizons ! Profite bien !

    Sinon, oui, j’ai moi aussi repensé aux moines bouddhistes en écrivant l’article. Je les retrouvais beaucoup dans cette pratique de la compassion 😉

    Bises

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