Les rapports entre collègues

Pas toujours facile de bosser ensemble…

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Ah, il n’est pas toujours facile d’arriver à travailler ensemble sachant que non seulement nous avons tous une personnalité différente, mais aussi des tâches différentes. Alors nous essayons tous de faire notre travail selon notre propre objectif, même si certains ne le voient pas de cette manière.

Nous avons tous une vision dans la manière d’accomplir une tâche, cependant, nous ne sommes pas l’autre. L’autre, quant à lui, aussi sa manière de faire les choses selon ce qu’il croit juste de faire.

Il est alors très facile de dire à l’autre comment il devrait faire son travail selon notre propre vision, mais comprenons l’autre dans sa manière de faire ? Lui aussi a son propre lot de souffrance et croit agir comme il lui semble bon de faire, bon pour lui, pour son travail et dans ce qu’il estime qu’il est dans le devoir de faire. Seulement, tous n’ont pas la même notion du devoir, et encore moins des responsabilités. Certains voient les choses de manière très larges et d’autres, de manière très terre à terre. Il y a aussi ceux qui font preuve de bon sens et d’entre-aide et d’autres qui se cantonne au stricte minimum. Sans compter qu’au milieu de tout ça, nous avons tous une vie en dehors du travail, ce qui apporte son lot d’émotions dans la journée.

La difficulté est de comprendre que nous avons tous une manière de vivre la vie différente des autres, certaines ne feront pas une minute d’heures supplémentaires et d’autres ne lèveront pas le petit doigt pour vous dépanner . Pourquoi ? Et bien parce qu’ils ont leurs raisons. Leur avez-vous demandé ?

Les relations entre collègues dépendent alors de l’acceptation que nous avons d’eux en tant qu’individu avec leurs ressentis et leurs personnalité. Plus nous luttons dans ce qu’ils sont, et plus nous serons confronté à des frictions qui se percevront des deux côtés.

Plus nous nous sentirons contre des gens, et plus nous aurons du mal à travailler avec.

Ce n’est pas à nous de vouloir changer l’autre dans sa manière d’exécuter certaines choses et qui peuvent s’avérer improductive, mais peut-être dans notre manière d’approche qui peut être agressive et violente envers l’autre car nous la jugeons comme incompétente, ennuyeuse, inutile, bavard, timide, dépressif, pas drôle … 

Ce sont ces jugements qui nous freinent et nous empêchent de travailler ensemble en s’écoutant les uns les autres.

Nous nous plaçons sur un moule défensif et offensive entre collègues, du justement à ce système de comparaison qui placent « naturellement » tout le monde en compétition. Untel est efficace, celui là non.

Malgré nous, la société nous place dans un système de jugement de valeurs où tout est testé, comparé et mise à l’épreuve. Même si on ne peut être viré, il y a des manières de faire comprendre à l’autre que l’on ne l’aime pas et que l’on ne veut pas travailler ensemble.

Ce sont ce genre de frictions qui rendent les relations compliquées, ce sont les heurtes égotiques, les « je t’aime un peu, beaucoup, pas du tout, toi je déteste, toi ca peut aller… » Et en fonction de ça, on va agir, on se modeler.

Au travail, les jugements de valeurs prennent beaucoup de place, beaucoup trop de places.

Ce qui compte au final au travail, c’est que le travail puisse être fait, mais tous ces jugements de valeurs apportent des complications dans le bon déroulement des tâches. Voilà pourquoi il est demandé de rester « courtois, correct, professionnel ».

On peut aussi rester « humain » avec nos aléas et s’accepter quand même.

Personne ne vaut mieux qu’un autre. Nous avons tous une place, même si on considère que certains n’ont pas la leur, cette place existe et ce n’est pas à nous d’en juger.

Nos ressentis envers les collègues ne font que refléter ce que nous n’acceptons pas, ce que nous ne tolérons pas. Apprendre à apaiser les tensions et à vivre mieux ses relations entre collègues permet de vivre des journées plus légères.

Certes on ne peut pas aimer tout le monde, mais à défaut, on peut au moins les accepter, ce qui nous éviterait de se prendre la tête sur des détails à longueur de journée. Car il ne faut pas croire, c’est pesant et puisant pour celui qui le fait comme pour celui qui est visé car lui aussi va le ressentir d’une manière ou d’une autre car l’égo est tel que vous lui ferez savoir votre mécontentement, que ce soit sur une grimace, une remarque, un reproche déguisé, un soupire, ou l’ignorer tout simplement.

Les jugements se vivent, se percoivent et se ressentent. Alors évitons-les, parce que peut-être que quelque part, c’est nous qui les provoquons et ne faisons que les nourrir.

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