Le rôle victime – héros

Où est le superman qui viendra nous aider ?

super-heros


En théorie, le héros est le personnage qui aura la force d’aller contre vent et marée afin de faire en sorte que le Bien gagne contre le Mal. Le héros est donc considérée comme une personne aux pouvoirs surhumains qui saura vaincre les ténèbres et sortir n’importe qui de là grâce à sa ténacité. Les atouts qu’il possèdera seront multiples : de la force, du courage, de la sagesse, de l’agilité, de la passion, de la foi, de la détermination…

 Dans les contes de fées, les bandes dessinés et autres histoires fantastiques, bien souvent, ce sont les guerriers sont l’image même du héros, seulement, on se rend compte aussi que ce qui fait un héros n’est pas forcément l’épée, mais la Volonté de se battre contre ce qu’il croit juste.

 Le héros représente alors la force surhumaine de la Volonté de se battre pour un but. Celui qui saura tracer l’histoire. Contrairement à la victime qui elle, se sent impuissante, incompétente, voire incapable d’arriver à améliorer sa vie.

 On recherche tous ce héros mystique, celui qui viendra nous sauver de nos difficultés lorsque nous n’avons plus la force de trouver une issue favorable et que l’on se sent dans ce gouffre interminable.

Le héros est celui qui viendra vers vous en disant : « viens, je t’emmène, allons vers un monde meilleur, avec ma force, on va y arriver. »

Certains vont trouver bon d’utiliser le rôle du héros pour venir se nourrir de cette reconnaissance et de cette foi que placent en eux les victimes souffrantes ayant un besoin d’attention. Le rôle du héros permettra alors à celui qui l’utilise de se sentir valoriser, doter d’une force d’apporter des changements signifiants dans la vie des autres, tout en s’accordant une place de sauveur dans la vie des gens, tel un messie. Les dérives peuvent être particulièrement grandes lorsque l’on se place supérieur à un autre et plus fort, plus intelligent, meilleur. Le rôle du héros ne fait qu’assouvir les besoins de reconnaissance de l’égo dans l’expression de sa toute puissance.

 Seulement, on est tous le héros de notre propre histoire, on est le personnage principal de notre propre histoire, mais en a-t-on conscience lorsque l’on rencontre une difficulté et que l’on pense perdre tous nos moyens ?

 Souvent, on ressent le besoin d’être sauvé lorsqu’on pense ne pas avoir les capacités et compétences pour agir, pour créer, pour changer une situation. Alors, tel qu’on l’a vu dans les contes de fées, on pense qu’un héros lui terrasserait tout d’un coup d’épée ! Qu’il arriverait et hop ! avec sa force et sa manière de prendre en main une situation, il y arriverait lui.

 Mais voilà. L’attente d’un héros est une façon de se décharger en attendant qu’un tiers prenne en main votre propre vie.

 On voit le héros comme un sauveur, mais en réalité, il n’en est rien. Nous l’avons créé comme tel, mais le héros, bien souvent, ne se voit pas comme tel. Il suit simplement ses convictions, parfois avec hargne, et parfois avec humour selon le type de personnalité.

 On pense que l’on a besoin d’un héros pour s’en sortir parce qu’on n’a plus de ressources disponibles. Lorsque l’on en arrive à un tel point, c’est que l’on a perdu foi en ses propres capacités à créer notre propre histoire. La vie est une résonance. Lorsque l’on croit que l’on ne vaut plus rien et que l’on arrive à rien, alors on se place dans une situation de victime face à la vie. On croit la subir. Cela crée une illusion qui se nourrit de la dévalorisation que nous éprouvons envers nous-même.

 Celui qui attend un sauveur est celui qui n’a plus foi en lui, celui qui ne croit plus maitre de sa vie. Même dans une situation difficile, il gardera ce pouvoir de faire des choix. Ce sera à lui de les nourrir de sa Volonté pour reprendre conscience qu’il tire les rennes de sa vie.

 Cela ne veut pas dire non plus que l’on n’a pas le droit de se faire aider mais il y  a une différence entre avoir besoin d’aide pour accomplir ensemble et de placer toute sa foi en l’autre afin que l’autre accomplisse.

 Tous avons la force de vivre notre propre histoire, mais c’est à chacun de trouver foi en lui, de cette manière, nous pouvons être  notre propre sauveur et retrouver cette force en nous de vivre selon nos convictions.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1 × deux =