Gérer son travail

Être professionnel et humain, c’est compatible ?

Cela peut paraitre évident mais bon, le travail est avant un échange de services contre rémunération pécuniaire. Autrement dit, on s’engage à effectuer les tâches pour lesquelles nous avons signé un accord. Or, au fur et à mesure que le temps passe, on se rend compte que l’on peut devenir plus ou moins réticent à certaines tâches que l’on juge non gratifiante. Et on se rend compte que notre tempérament changent et que nous avons d’autres attentes.

Il existe toujours des aspects dans notre travail que l’on peut moins aimer que d’autres. Mais c’est aussi parce que nous dévalorisons ses aspects que nous nous dévalorisons nous-même en exécutant ses tâches. Il n’y a rien d’ingrat. A partir du moment où un service existe, c’est qu’un besoin existe, c’est qu’il est réel, peu importe que d’autres ne le voient ou non de cette manière.

Gérer son travail, c’est arriver à exécuter les tâches demandés tout en se sentant bien avec qui on est dans l’environnement dans lequel on se trouve.

Tous avons des difficultés car en plus des problèmes personnels que nous avons, nous nous heurtons aux problèmes que d’autres ont à gérer leur propre travail en plus de leur propre vie. Tout ça parfois nous amène à passer des journées très désagréable. Non pas qu’en soit notre travail puisse être compliqué et embêtant, mais parce que c’est le fait de travailler avec les autres qui peut rendre nos tâches compliquées à gérer.

Le professionnalisme entre en jeu lorsque d’un point de vue de l’éthique et de ce qui est demandé, tout a été effectué selon les règles usuelles de l’entreprise. Autrement dit, vous n’avez rien à vous reprocher, vos tâches sont effectuées malgré les difficultés extérieures.

On recommande souvent en entreprise de mettre la vie personnelle de côté lorsque l’on arrive au travail le matin. A la base, cela permet de mieux contrôler les masses afin que celles-ci ne vivent que pour le but de l’entreprise en laissant de côté leur individualisme et leur personnalité, leur “humanisme”. La société retrouve alors ce point : 1 équipe avec 1 objectif.

Seulement, on l’aura compris, nous ne sommes pas des robots. Mais le meilleur moyen pour se sentir mieux au travail en évitant les reproches de nos supérieurs restent encore de rester tant que possible professionnel. Au moins, vous ne pourrez pas être blâmé ni de risquer de perdre votre emploi. Vous remplissez la part de votre contrat, ce pour quoi vous avez signé.

Que l’on soit professionnel ou non, il y aura toujours des personnes qui seront insatisfait, tout comme on ne peut pas être aimé de tous même si on aimerait bien, il y en aura toujours qui ne nous aimeront pas. Cela vaut de même pour la vie en entreprise.

Ce qui compte, c’est de faire au mieux, comme on ressent en fonction de nos responsabilités professionnelles. Des erreurs, on en fait tous. Si elles sont si mal tolérées, c’est parce qu’on a du mal à accepter que l’erreur soit “humaine.”

Si dans le cas vous n’entrez plus en accord votre fiche de poste, c’est à vous d’en parler à votre supérieur et aux ressources humaines afin de voir ce qu’il est possible d’envisager. Seulement, ce n’est pas en refusant de travailler correctement que vous pourrez obtenir un sérieux en retour. Déjà qu’en étant sérieux ce n’est pas garanti ! Alors en plus, si vous ne vous prenez vous-même pas au sérieux… Cela dit, on sait très bien qu’il est parfois difficile de faire le poids “seul contre tous” et d’être entendu en tant que voix humaine, parce que étant dans un monde capitalisme, la société a un but quantitatif et non qualitatif… Voilà pourquoi il est très courant de n’être pas entendu, écouté, pris en compte par l’entreprise, même si de part la loi , elle est soumise à des obligations en ce qui concerne la gestion de son personnel. Mais tout le monde le sait, il y a la théorie et la vie réelle.  Mais au moins, en gérant correctement votre part du marché, cela vous permettra de partir la tête haute sans cherche à détruire ce que vous avez construit au travers de votre expérience.

Parfois pour s’en sortir le mieux, lutter contre n’est pas la meilleure solution car elle demande en soi un grand réservoir d’effort à fournir et surtout sans réussite d’aboutissement. Parfois, il faut voir le chemin le plus simple pour se sentir bien en fonction de nos portes ouvertes sans chercher à se buter sur une porte qui nous est fermée.

Le travail est un lieu de capitalisme. Ce n’est pas une cour de jeu pour enfant où il s’agit simplement de jouer ensemble. Ici, le but est d’être rentable, compétitif. C’est le monde de l’égo, du pouvoir, des jeux de rôles et de manipulation. Et au milieu de tout ça, se retrouve des hommes, des femmes, et tout ce qu’il y a de plus humain.

Ce qui compte alors au travail, c’est de pouvoir trouver un équilibre intérieur afin de pouvoir travailler dans des conditions qui pourront être satisfaisantes et valorisante pour nous en tant qu’humain.

Cela peut être de mettre à profit certaines de vos qualités humaines, appliquer une méthode que vous avez appris d’ailleurs, chercher à évoluer vous-même et-ou à apporter votre propre “plus-value”.  Car l’entreprise à la base, c’est ça, c’est chacun qui apporte sa plus-value afin d’aller ensemble vers l’objectif. Tous avons un potentiel, un talent, des facilités dans des domaines dans lesquels nous sommes plus doués que d’autres.

Choisir son travail, c’est comme choisir d’expérimenter dans un domaine précis. Si par exemple vous choisissez un domaine dans lequel vous n’êtes déjà pas à l’aise et qui ne rentrent pas forcément dans ce que vous aspirez à devenir, pensez bien que les journées vont être vraiment difficile à vivre quotidiennement pour le moral.

Trouver et faire un travail qui nous correspond revient à s’épanouir dans un domaine qui nous plait, qui nous parle et dans lequel nous sentons que nous pouvons à la fois apporter quelque chose et en tirer quelque chose de bénéfique.

 

 

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